La finance durable sauvera-t-elle la planète des changements climatiques ?
« La finance durable devient un acte politique majeur. Les places financières s'y préparent. » était l’intitulé d’un reportage de la RTS en avril 2019 que vous trouverez ci-dessous. L’enquête de la RTS revient sur l’importance des flux financiers pour sauver le climat et la transparence qu’il est nécessaire d’apporter dans le domaine financier. Nous vous présentons une seconde vidéo dans laquelle le journal le Temps développe sur la finance durable et les investissements éthiques. Cette présentation revient sur l’évolution de la finance durable depuis les années nonantes et permet de se situer parmi des notions parfois complexes, telles que microfinance, Best-in-Class ou encore Impact Investing.
Dans le reportage de la RTS, il est rappelé qu’environ CHF 9'700 par habitant est investi dans les énergies fossiles. Les questions de la transparence et de la traçabilité sont ensuite abordées par Madame Angela de Wolf de Sustainable Finance Geneva. Au niveau politique, un effet de levier conséquent est possible avec la finance. Il est ainsi nécessaire de réaliser qu’en continuant d’investir dans les énergies fossile, même sans s’en rendre compte, une quantité importante de CO2 est émise.
Il est ensuite souligné que les placements qualifiés d’éthique et de durable sont en hausse de 82% entre 2017 et 2018 pour atteindre des investissements à hauteur de CHF 400 milliards. Finalement, Patrick Odier (associé chez Lombard Odier) rappelle qu’il s’agit de la « bonne » finance. Les rendements financiers seront supérieurs grâce à l’intégration de cette notion de durabilité dans les investissements financiers.
Mais au fonds, la finance durable, les investissements éthiques, c’est quoi ? Le journal le Temps développe depuis plusieurs mois déjà sur la thématique et a notamment mis en ligne une vidéo explicative. Celle-ci revient sur les enjeux relevés lors des conférences sur le climat. Dernièrement, celle qui a eu l’impact médiatique le plus fort était la COP 21, en 2015 à Paris. Elle a débouché sur les Accords de Paris. Pour rappel, l’un des objectifs de la COP 21 était le suivant : « contenir l'élévation de température largement sous les 2°C (par rapport à l'ère préindustrielle) et même viser à limiter cette élévation de température à 1,5°C »
Cela fait plusieurs années que la finance se met au vert. Des éléments introductifs sur la façon d’intégrer la durabilité sont présentés dans cette vidéo :
Les précurseurs de la finance verte en parlaient d’ailleurs déjà à la fin des années nonante. Aujourd’hui USD 12'000 milliards d’investissement sont nécessaires pour atteindre les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD ou SDG en anglais).
Par ailleurs, les investissements éthiques rapportent autant que les placements traditionnels. La performance n’est donc pas sacrifiée ce qui a longtemps été une croyance. Finalement, un historique de la finance durable est présenté. Elle a démarré dans les années nonante avec la microfinance et a ensuite évolué avec certaines techniques de sélection des titres (méthode d’exclusion, du Best-in-Class ou encore sélection d’entreprise sur les marchés financiers). De nos jours, c’est l’Impact Investing (ou finance d’impact) qui est très présente.